BURDIGALA-CITY, déambulations et tribulations d'un gabay dans la jungle urbaine

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mardi, août 3 2010

Dylan is Dylan

Inauguration de la nouvelle forme de ce blog pour vous faire d'abord un rapide compte-rendu du concert de Bob Dylan auquel j'ai eu la chance d'assister le mois dernier.
Rendez-vous était pris devant la patinoire de Bordeaux, avec notamment mon beau-frère, rocker dans l'âme et fan des seventies ainsi qu'avec quelques vénérables personnages de mes amis, ces derniers étant nantis chacun d'une flopée de souvenirs dylanesques. L'un d'eux arborait même fièrement un badge de la tournée 1980 (pas la meilleure période de Dylan, correspondant à la fin de la période "chrétienne"). Bref, du beau linge et de la fort agréable compagnie.
Comme à l'accoutumée, la patinoire était surchauffée. Votre serviteur avait pris place dans la fosse car à mon âge on peut encore se permettre d'être dans la fosse pour Dylan (pour Napalm Death ou pour Slayer par exemple, c'est plus compliqué !). Du monde, et de tous les âges : autour de nous, la moyenne était plutôt vers la trentaine avec de francs jeunots (25 ans à tout casser) et quelques vétérans. Les tribunes assises étaient plus âgées, mais là encore le public était fort disparate. Preuve en est que le Bob est bien un dénominateur commun des amateurs de rock n' roll.
Alors Bob vint. Immense et hiératique sous son chapeau, dans un long costume fort seyant. Bob promenant sa légende, fine silhouette et visage creusé. Quelques sourires parfois, aucun discours sinon pour présenter les musiciens. Le show, rien que le show ! Et de show, il y en eut ! Quelques classiques ("just like a woman", "like a rolling stone"), des titres des sixties réinterprétés ("Highway 61 Revisited", "all along the watchtower") et surtout un bon paquet de blues râpeux et de boogies infernaux. Le groupe était absolument top (mention spéciale à Charlie Sexton à la guitare, que vous pouvez découvrir ici) et Bob... aussi ! Voix râpeuse mais toujours expressive, interprétations d'une grande justesse, présence et charisme même sans parole aucune, Bob Dylan impose sa présence en scène. Il aimante les regards, force les coeurs et les âmes et nous emmène avec lui.
Bob, lutin magique à la guitare et aux claviers, sans cesse au bord de la rupture rythmique et se rattrapant par enchantement. Bob, voix diabolique qui nous agrippe et nous fait ressentir les plus fines arabesques de l'âme. Magnifique soirée avec ce concert à la fois pro et émouvant, millimétré et imparfait. Avec au final, un artiste magnifique qui nous a laissé avec des étoiles dans les yeux.

Pour ceux que cela intéresse, la set list :
1. Leopard-Skin Pill-Box Hat
2. This Wheel's On Fire
3. Just Like Tom Thumb's Blues
4. Just Like A Woman
5. Beyond Here Lies Nothin'
6. Simple Twist Of Fate
7. Things Have Changed
8. Po' Boy
9. Honest With Me
10. Masters Of War
11. Highway 61 Revisited
12. Ain't Talkin'
13. Thunder On The Mountain
14. Ballad Of A Thin Man
Rappel :
15. Like A Rolling Stone
16. Jolene
17. All Along The Watchtower


Le groupe :
Bob Dylan - guitare, claviers, harmonica (hélas ! mais pourquoi en joue-t-il encore ? C'est vraiment le seul regret de la soirée !)
Tony Garnier - basse
George Recile - batterie
Stu Kimball - guitare rythmique
Charlie Sexton - guitare solo
Donnie Herron - viole, pedal steel, lap steel

Des renseignements sur la tournée 2010 de Bob Dylan sont disponibles ici.

Prochain grand concert prévu et dans un genre différent : Deep Purple !

lundi, août 2 2010

E viva la reconstruccion !!

Refonte complète de ce blog en cours pour cause d'état de coma dépassé.
Le renard sera bientôt de retour !!

mercredi, décembre 30 2009

Dirty old town

Cela faisait un petit bout de temps que je ne vous avais pas promené du côté d'une capitale européenne. Pour clôre cette année 2009, je vous propose de faire un petit tour, impressionniste comme à l'habitude, à Dublin. Pour commencer, un petit voyage architectural et urbain :

Bus et briques, un pub à l'arrière-plan. Welcome in Ireland !


Le Dublin ancien et ses façades colorées


Et le Dublin contemporain, né de l'impressionnant boom économique de l'île ces dernières années. L'Irlande, de pays d'émigration, est ainsi devenue une terre d'accueil pour des travailleurs étrangers de tous horizons. La crise actuelle a ralenti cette croissance, mais il n'en demeure pas moins que l'image de la ville prolétaire et ouvrière en a pris un coup. Dublin est aujourd'hui une capitale européenne, festive, mondialiste, branchée... très chère et très inégalitaire aussi, car tout miracle a son revers !


Deux vues emblématiques de Dublin pour terminer. Le "Trinity College", symbole de l'éducation de la bourgeoisie irlandaise mais aussi de l'occupation anglaise.


Et cette flèche dressée en hommage aux héros de l'indépendance irlandaise. Les dublinois l'ont baptisée "the erection at the intersection". Humour britannique...

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