Quittons maintenant Berlin (nous y reviendrons avec de nouvelles photos) pour mes déambulations de cet été. En premier lieu, Budapest.
Une grande surprise que cette ville. J'y étais allé avec une vision très romantico-classique inspirée de mes souvenirs d'histoire : l'Autriche-Hongrie, les empereurs, le Danube et tout le tralala. J'ai plutôt découvert une ville à la fois dure et fascinante. Dure parce qu'elle conserve des traces de l'ancien bloc de l'Est : métro glauque, façades décrépites, rues sales dans l'ensemble. Fascinante parce qu'elle démontre une énorme vitalité : des travaux partout, une intense activité, des gens adorables. En fait, on a l'impression de se retrouver dans une société des années 80 : frénésie de richesse et de consommation, souveraine indifférence aux problèmes d'environnement, appétit de vivre faramineux. La rue budapestoise est un monstrueux boucan qui contraste avec le calme des artères viennoises que j'ai parcourues ensuite. Au final, un excellent séjour, surtout sur le plan humain !
Pour commencer, une petite série "Budapest en travaux" : Peu sexy, mais évocateur :


Ensuite, nous allons goûter à l'architecture locale. La période de gloire de la ville datant surtout de la fin XIXème siècle, les principaux monuments sont élevés dans le plus pur style "néo" : néo-classique, néo-baroque, néo-byzantin, avec une préférence pour le système "meringue". Chapiteaux, coupoles, énormes statues, colonnades gigantesques. Tout était fait pour exalteer le sentiment national hongrois face aux autrichiens. Des exemples ? D'abord justement, le palais autrichien :

Qui fait face, sur l'autre rive du Danube, au parlement hongrois :

Le palais vu depuis le fameux pont des chaînes (le lion au premier plan) :

Rassurez-vous, Budapest recèle aussi des trésors d'art religieux et de magnifiques exemples de l'Art Nouveau. Ce sera pour le prochain article !