BURDIGALA-CITY, déambulations et tribulations d'un gabay dans la jungle urbaine

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vendredi, janvier 2 2009

Bonne année !

Pour le Grand Chauve, 2009 sera l'année de la meuf ! La rime est avenante et la perspective tout autant ! Pour ma part, je vais me contenter de voeux plus classiques. Je vous souhaite une année pleine de rêves et de projets, pleine d'amour et de rencontres, pleine de joie et d'énergie au-delà de la morosité ambiante. Mes voeux vont tout spécialement :
- Aux blogueurs amis qui viennent parfois me rendre visite, aux commentateurs de ce blog qui contribuent ainsi à le faire vivre : Cosmogirl, ET, Arnaud, Kris...
- Aux irréductibles gabayes qui continuent de faire vivre la langue de chez nous : Célestin Beurdassou, Tony Martin, le magazine Xaintonge et tous les patoisants du pays.
- Aux musiciens bordelais qui perpétuent la flamme du rock et du blues, ainsi qu'à tous les bars et espaces dédiés au rock. Spécial salut au groupe Rendez-Vous.
- A Bordeaux et aux bordelais, pour le plaisir de la redécouverte des années plus tard.
- Au Grand Chauve, co-fondateur de ce blog, pour son assistance technique. Un an de blog, déjà !
- A ma famille maintenant plus proche...
- A ma chérie...

Pour la première année de ce blog, nous allons faire dans le gabaye ! Entre Noël et le Nouvel An, ja'i en effet conduit S-Mum et le Grand Chauve en des contrées sauvages et inconnues : La VERGNE !. D'une ballade dans ce marais, nous en avons rapporté les vues suivantes :
Crédit photos : S-Mum et Grand Chauve.




L'occasion pour moi de revenir sur quelques notions de parler gabaye, évoquées voici quelques mois : Que veulent dire les expressions suivantes ? Voici maintenant les solutions :
" Aller de marle en bis et de bis en reun" : aller de mal en pis, aller de pire en pire
" Pimer coum in goret qui va bâsi" : pleurer, crier comme un cochon qui va mourir (sur le point d'être saigné, en fait)
" Etre en chaumé et peurdriau" : se dit d'un champ ou d'une exploitation en général qui n'est plus entretenue ou mal cultivée. Si on n'y trouve plus rien, on dira qu'il n'y a ni fout, ni branle. Cette expression est générale, elle peut se dire chaque fois qu'il n'y a rien.
" En t'ni ine chimarde" qui fait "vouère des ganipottes" : être saoul. Les ganipottes sont des sortes d'esprits farceurs et plus ou moins méchants, un peu semblables aux Leprechauns irlandais.
" Coper coum le gheneuil d'un preit" : mal couper. Se dit d'un coutiâ mal aiguisé par exemple. C'est une vieille expression presque disparue. Le genou d'un prêtre était censé être plat à force de génuflexions. Par extension, cela veut dire "être plat, peu coupant".
"Se saquer din la paillasse" : se coucher.
Etre un "peute bas" : Péter bas, à petite hauteur. Donc, être une personne de petite taille. Dans une veine plus scato, on dira de quelqu'un de prétentieux et de frimeur : Tieu-là, y l'a pas besoin d'chier pour puer !. C'est une des expressions favorites de ma grand-mère maternelle.

Bonne année à tous donc, et à bientôt pour de nouvelles pérégrinations girondines.

lundi, décembre 1 2008

Coniller, Habrailler et haspiner ! Fainéantin !

O s'ra de même aneu : parlanhe gabaye coum y savant z'ou fare chez moè. De sé, o faut que h'vous cause des darnières nouvalles do pays gabaye et d'ses bounes hens.
L'aut' hour, h'étions allé déhuner, bouère et manher nout soûl din la famille. O l'était question qu'o l'avait encore bin buffé la neu d'avant. Mes parents, y z'aviant pas bin cabané les contrevents, qu'o virounait cont' le mur et qu'o faisait un barouf, fainéantin ! Z'avant du se l'ver din la neu, qu'o y'avait un bouillar comme vah' qui pisse et qu'la argne s'était ben hardiment l'vée. Le père a du sourti din la neu et s'prendre tot l'eve su la couenne !

Mais o l'est don point d'tieu que h'voulions vous causer. O l'est qu'asteur, h'avons ine célébrité din nout canton ! Le drôle qui fait son biog su l'pays gabaye et son habrail, l'a été din l'hornal ! VIeu fi d'garce ! Quand h'ai su tielle afffaire, o l'a pas été loin que h'me mette à pîmer coum ine drôlesse ! Bravo mon drôlle, he seu beunaise pour touè. Fa nous ben piaisir et raconte nous encore coumen qu'o l'était quand h'étions p'tit !

Traduction sommaire :

Aujourd'hui, ça va se passer comme ça : on va parler gabaye comme on sait le faire chez moi. Ce soir, il faut que je vous parle des dernières nouvelles de mon pays et de ses habitants.
L'autre jour, nous étions aller déjeuner, boire et bien manger dans la famille. On a parlé de la bonne tempête de la veille. Mes parents n'avaient pas bien fermé les volets et ça cognait contre le mur dans un bruit d'enfer ! Ils ont du se lever en pleine nuit, qu'il pleuvait des cordes et que le brouillard s'était bien levé. Mon père a du sortir dans la nuit, il en a été tout trempé ! Mais ce n'est pas de celà dont je voulais vous parler. C'est que maintenant, nous avons une célébrité dans le coin ! Le gamin qui fait son blog sur le pays gabaye et sa langue, il a eu les honneurs de la presse ! Bon sang ! Quand j'ai appris celà, j'ai été bien prêt d'en pleurer. Bravo mon garçon, je suis très heureux pour toi. Fais-nous plaisir et raconte nous encore comment c'était quand nous étions jeunes !

Lexique :
Cabaner les contrevents : Fermer les volets.
aneu : Aujourd'hui
buffer : souffler. Avouère le buffia : être essoufflé. Buffer ses choux : Ah ça... C'est intraduisible, compliqué en tout cas !
virouner : bouger, mais surtout tourner, retourner.
fainéantin, vieu fi d'garce ! : Expressions dans le même registre que "nom de dieu !"
bouillar : brouillard, mais aussi grosse pluie (bouillar de grêle). Certaines personnes âgées, pour parler du brouillard, utilisent le mot argne (O l'est qu'y'a hardiment d'la argne, de sé !)
eve : eau

Pour terminer, une petite recherche pour locuteurs avertis et curieux. Que signifient les expressions suivantes : haspiner et lever la peau ? Bonne recherche !

Ce petit article est en hommage au jeune auteur du blog suivant : http://monpatoislegabaye.blogspot.c...

Merci mon jeune ami, et bonne continuation !

dimanche, novembre 30 2008

Elle a bien changé...

...Depuis que je l'ai quittée, ma "belle endormie" ainsi qu'on se plaisait à la nommer !

Bordeaux a depuis revêtu ses beaux atours, devenant ainsi semblable à sa plus célèbre représentante, Aliénor d'Aquitaine !
Comme Aliénor, elle a aussi ses côtés sombres, ses quartiers "chauds", ses rues vides et mornes de dimanche après-midi.
Comme Aliénor, elle peut être fière et battante sous des dehors froids en apparence.
Comme Aliénor, elle ne reste pas facile à approcher et surtout à apprivoiser. Il faut savoir la contenter, la faire belle pour la mettre en valeur.
Pour ce soir, quelques photos prises depuis les quais. Jeux de lumière et de formes. En vedettes : les quais, le pont de Pierre... Et le tramway !!



Crédits photo : Sea-Line et Foxy

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