BURDIGALA-CITY, déambulations et tribulations d'un gabay dans la jungle urbaine

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vendredi, août 6 2010

Bien manger à Saint-Pierre

Bien manger, c'est le début du bonheur. Bien boire est un pas supplémentaire dans la bonne direction.
Partant de ces solides principes, ou manger dans le quartier Saint-Pierre ?
Depuis le classement UNESCO de la ville, le quartier foisonne de restaurants... de qualité plus que variée et souvent plus que douteuse ! Les "pièges à touristes" pullulent, chers et pas bons. Je vais d'ailleurs faire un petit article sur quelques unes de mes plus cruelles déconvenues en la matière bientôt.
Pour l'instant, voici 5 adresses qui ont en commun d'être excellentes tant sur le plan culinaire que sur celui de l'accueil et de la convivialité. Attention, je n'ai pas dit que ce sont les seules bonnes adresses dans le quartier ! Ce sont simplement 5 adresses que je connais bien et que je recommande sans réserve.

Sur la place du Parlement, des brasseries chères et sans personnalité, à l'exception de l'excellent Chez Jean. C'est une brasserie assez classique, genre rognons et carré d'agneau.
Menus pas chers en semaine, carte inventive du vendredi soir au dimanche soir, le tout toujours irréprochable avec des produits de grande qualité. Décor classique à l'intérieur, belle terrasse sur cette merveilleuse place du Parlement, musique jazzy en fond sonore, le calme en pleine ville ! Quelques automobiles passent, c'est à peine si on s'en aperçoit... Les vins sont très bien choisis et abordables, les cocktails maisons sont réussis, l'accueil et le services sont discrets et efficaces. Que demander de plus avec une telle vue ?

En repartant vers la rue Sainte-Catherine, on croise la rue des piliers de tutelle. Nombreux bars et restaurants, dont le Wato Sita.
Bar, rhumerie et restaurant. Ambiance plus exotique, mais toujours la même qualité d'accueil et la même gentillesse. La carte marie avec bonheur les saveurs africaines et créoles. Les points forts : l'assiette "Teranga", les poissons en général (l'espadon notamment) et les "amuse-bouche" (façon de parler car certains arrachent bien les papilles !) notamment les accras. Une fois encore, la carte des vins est à la hauteur. Les vins chiliens et sud-africains se marient à merveille avec la cuisine. Le bar et la rhumerie ont aussi excellente réputation, mais je n'ai pas vraiment eu le temps de me faire une idée. Ce sera pour une autre fois !

En se dirigeant vers le Grand Théâtre, une petite rue parallèle au Cours du Chapeau-Rouge abrite le Bouchon Bordelais. Cuisine de bistrot typée sud-ouest, solide mais aussi très inventive : escargots à la bordelaise, saltimbocca de veau dans le quasi sauge et coppa... On est frappé du contraste entre des plats assez roboratifs à la base, et la finesse des sensations gustatives qu'ils procurent. L'utilisation des herbes et des épives est un modèle du genre et renouvelle avec subtilité la gestronomie du sud-ouest. Comme l'a écrit un journaliste, "c’est l’alternative (gourmande) au magret, à l’entrecôte et au rognon de veau". La terrasse est petite (comme la rue, piétonne) mais agréable et le service est décontracté sans être je-m'en-foutiste. Les vins... Pour tous les goûts et tous les prix ! On aura compris qu'il s'agit d'une de mes adresses favorites dans tout Bordeaux !

Arrivé Cours du Chapeau-Rouge, ne manquez surtout pas le Elio's restaurant. Un restaurant sarde à Bordeaux ! Et un excellent même ! Une vrai bonne surprise dans ce secteur. Loin des pizzas, voici la cuisine sarde : antipastis délicieux, pâtes variées (tagliatelles, hum !), minestromes, salades, poissons et crustacés. C'est excellent !! Un compte-rendu ici, mieux que je ne pourrais le faire.
Alors bien entendu, le cours du Chapeau-Rouge est très venteux (peu de place à l'intérieur) et le service est à l'arrache. Mais ces tout petits inconvénients ne sont rien à côté de la qualité du repas que vous allez faire. Un restaurant à découvrir d'urgence !

On termine à l'autre extrémité du quartier, près de la place Camille Jullian. La petite Savoie est une véritable institution à Bordeaux. Rien d'original : raclettes, fondues et vins du pays. Sauf que l'ambiance est à chaque fois excellente, les produits parfaits et que, du coup, on y passe toujours un excellent moment...
C'est simple et franc du collier, c'est du bonheur... enfin, surtout pour l'hiver !

C'est tout pour aujourd'hui. Bientôt, un article "bien boire à Saint-Pierre". Tout se complète en ce bas monde !

vendredi, octobre 30 2009

Ile de lumière

Je reviens de quelques jours passés à Noirmoutier, ce coin de Vendée qui ressemble si peu au reste de la Vendée. J'en ai profité pour faire quelques photos, en voici pour l'ambiance :
Une peu de lande pour commencer :


Rochers et vagues pour suivre :


Marais et château :


Dune et ciel pour finir :


Et qu'y fait-on à Noirmoutier ? Et bien, on va chez "Hercule". Agriculteur, pêcheur mais aussi fervent défenseur de l'île de Noirmoutier, Hercule est un personnage de l'île. Il se bat pour laisser à Noirmoutier, des activités qui permettent la vie dans l'île durant toute l'année. Il faut bien avouer qu'en octobre, même si l'île affiche théoriquement près de 10 000 habitants, on ne voit pas grand-monde dans les quartiers résidentiels. Cela n'enlève rien au charme de Noirmoutier, il reste juste à espérer que les promoteurs ne gagneront pas la partie. Nouveaux ports, projet de route, érosion marine, les dangers naturels et humains sont multiples.
Chez Hercule donc, on achète des huîtres et des palourdes, du poulet fermier et des patates locales. On s'en retourne alors à la maison quelques mois délaissée. Nettoyer, jardiner quelque peu, "faire" du bois.
Ensuite, il sera temps de se promener, de profiter des beautés de l'île et de son inimitable lumière. Un pique-nique dans les dunes, une ballade au bord de mer, une lecture au soleil. La vie est dure...
Après une rude journée de ce type, ne vous reste plus qu'à rentrer à la maison la tête pleine de jolies sensations. Préparez les victuailles herculéennes, ajoutez du beurre de Noirmoutier, de la bonne viande, du muscadet (parce que les fiefs vendéens, hum...). Faites du feu pour faire griller ce qui doit l'être.

Profitez... Surtout, profitez !

dimanche, octobre 4 2009

Viens voir la Réunion

En alternance avec quelques billets sur la "Doulce France", intéressons-nous de nouveau à cette île lointaine dont j'ai déja parlé à quelques reprises : l'Ile de la Réunion. Une chanson dit "tu caches bien ta beauté/au fond des cirques ou bat ton coeur". Voila qui est bien vrai, ma bonne dame ! De mon dernier voyage, je vous ai ramené quelques vues du cirque de Cilaos. Allons-y donc :
Nous avons déja vu Mafate, le plus sauvage et inaccessible des trois cirques volcaniques du massif du Piton des Neiges. Cela ne veut pas dire que Cilaos soit accessible très facilement. De la rade de Saint-Pierre, voila ce que cela donne :


Entre deux montagnes, deux à-pics, coule une mince rivière et se faufile une route de chèvre plus que tortueuse. Les créoles, soudain oublieux de leur tranquilité, s'y mettent à conduire comme des dingues, allant à des vitesses folles et tentant des dépassements de malades mentaux. Bref, un voyage pas de tout repos, mais qui est bien vite adouci par la fulgurante beauté des paysages :
La rivière (à sec)


Palette de vert et de bleu :


Au coeur de la vallée :


Parois vertigineuses :



C'est donc avec de la joie plein les mirettes qu'on arrive à Cilaos. Petite ville (5000 habitant environ), mais beaucoup de charme et beaucoup de particularités. C'est d'abord ici qu'on y fait le vin le plus méridional de France. Deux types de vin y sont produits : Un vin blanc "normal" tout ce qu'il y a de plus correct et qui gagne chaque année en réputation, et puis l'autre vin...
Tiré du vieux cépage "Isabelle", ce vin est tout ce qu'il y a de plus spécial. Le raisin est cultivé sur des treilles pour être exposé fortement aux rayons du soleil. Une fois coupé, il est pressé très vite pour en tirer un vin à mi-chemin entre le vin cuit, le primeur et... autre chose. L'Isabelle est aussi appellé "le vin qui rend fou" à cause de sa teneur en alcool. Sa vente est tolérée dans le cirque, c'est à boire une fois dans sa vie (mais peut-être pas deux, à mon humble avis...)
Sinon, à Cilaos, on trouve d'excellentes lentilles (spécialité locale), une eau minérale très réputée et des dentelles connues jusqu'en métropole. Bref, les habitants font de leur mieux pour vivre dignement et sans être assistés. Résultat, la ville fournit du travail et de quoi vivre aux jeunes. Certes, la tentation de l'exode n'est jamais loin, mais je n'ai pas eu l'impression qu'on y vivait plus mal que sur la côte.
Quelques vues de Cilaos. Cases créoles en plus ou moins bon état :





Et jolie petite église :


Vues des pitons alentour :


Vue générale en direction de la côte :


En attendant de nous enfoncer encore plus avant dans le cirque, direction Ilet à Cordes. Ce sera pour un prochain billet. A bientot donc !

PS : D'accord avec le Grand Chauve, la campagne de "promotion" pour la Réunion est... Je préfère ne rien dire, je crois que je serais vraiment vexant. Comment peut-on arriver à donner une image aussi erronée de cette île ? Mystère... A oublier, donc !

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